Table des matières
- Qu’est-ce qu’une sonde de température RTD
- Comment fonctionne une sonde de température à résistance de platine (aussi appelée PRT / PRS) ?
- Et maintenant : comment choisir sa sonde de température RTD ?
- Erreurs à éviter dans le choix de a sonde
- Avantages des sondes RTD
- Notre gamme de sondes PT100 / PT1000 :
Choisir la sonde RTD adaptée à votre application est primordial pour garantir la fiabilité et la précision de vos mesures de température. Une mauvaise sélection peut entraîner des dérives de mesure, des erreurs d’interprétation ou une dégradation prématurée du capteur dans des environnements contraignants.
Les sondes RTD sont aujourd’hui largement utilisées dans l’industrie, car elles offrent un excellent compromis entre précision, stabilité et robustesse. Elles sont particulièrement adaptées aux applications où la répétabilité et la fiabilité dans le temps sont essentielles.
Qu’est-ce qu’une sonde de température RTD
Une sonde RTD, ou détecteur de température à résistance, est composée d’un élément résistif associé à des fils isolés. Le platine est le matériau le plus couramment utilisé, car il combine une excellente stabilité dans le temps, une large plage de fonctionnement, une grande résistance à la corrosion et une relation presque linéaire entre température et résistance.
D’autres matériaux comme le nickel ou le cuivre peuvent être choisis dans des cas spécifiques, notamment lorsque les contraintes de coût ou de plage de température sont différentes.
Les capteurs les plus utilisés sont :
- pt100 : 100 ohms à 0°C, standard industriel
- pt1000 : 1000 ohms à 0°C, meilleure sensibilité et meilleure tenue aux perturbations
Ces éléments sont ensuite intégrés dans des configurations mécaniques adaptées : sondes filetées, capteurs à immersion, capteurs à intégrer sur circuit imprimé, etc.

Comment fonctionne une sonde de température à résistance de platine (aussi appelée PRT / PRS) ?
Le principe de fonctionnement repose sur une loi simple : la résistance électrique du métal augmente proportionnellement à la température. En faisant passer un courant dans le capteur, on mesure la variation de résistance, qui est ensuite convertie en température.
Cette relation est normalisée (IEC 60751), ce qui garantit une cohérence des mesures entre différents fabricants.
Le mode de câblage influence directement la précision de la mesure :
- 2 fils : solution simple mais sensible à la résistance des câbles
- 3 fils : compensation partielle, standard industriel
- 4 fils : précision maximale, utilisé pour les applications critiques
Sur des longueurs de câble importantes, un mauvais choix de câblage peut introduire des erreurs significatives.
Et maintenant : comment choisir sa sonde de température RTD ?
Le choix d’une sonde RTD doit suivre une approche structurée. Plusieurs paramètres doivent être pris en compte pour garantir une solution fiable, durable et adaptée à votre application.

Étape 1 : définir la plage de température
La première question à se poser est la suivante : quelle plage de température dois-je mesurer ?
Certaines RTD sont conçues pour fonctionner jusqu’à +250 °C, d’autres pour résister à des températures extrêmes allant de -70 °C à +850 °C.
- basse température : jusqu’à -200°C
- température standard : 0 à 200°C
- haute température : au-delà de 600°C
Pour des applications standards, une sonde compacte peut suffire. En revanche, pour des environnements sévères ou des cycles thermiques importants, il est nécessaire de choisir une technologie adaptée (thin film, bobinée, encapsulation spécifique).
Étape 2 : évaluer la précision nécessaire
Toutes les applications n’exigent pas le même niveau de précision. Une mesure en laboratoire ou dans le secteur médical demandera une tolérance très serrée, alors que le suivi de température dans un process industriel peut tolérer quelques dixièmes de degré d’écart.
C’est à ce stade qu’il faut choisir :
- le type d’élément platine (par exemple PT100 ou PT1000)
- la configuration des fils (2, 3 ou 4) qui permettra d’obtenir la précision souhaitée.
- les classes de précision. Exemple à 100°C :
- classe A : ±0,35°C
- classe B : ±0,8°C
- Il existe également des classes plus précises : 1/3 DIN ou 1/10 DIN utilisées pour les applications de métrologie ou d’étalonnage.
Étape 3 : prendre en compte l’environnement
L’environnement d’installation est en effet un facteur clé dans le choix de la sonde.
- humidité : nécessite une bonne étanchéité
- vibrations : risque de rupture de l’élément
- produits chimiques : choix du matériau de gaine
- poussières ou projections : protection mécanique
Matériaux courants :
- inox 316 : environnement standard
- hastelloy : milieux corrosifs
- céramique : très haute température
Une mauvaise adéquation entre la sonde et son environnement peut entraîner une dégradation rapide et des mesures erronées.
Étape 4 : choisir le type de montage
Une fois les contraintes définies, il faut déterminer comment intégrer la sonde dans le système.
- montage vissé : intégration directe dans un process
- sonde à immersion : mesure dans un fluide
- capteur à intégrer : montage sur circuit imprimé
- doigt de gant : protection mécanique en environnement sévère
Le montage influence :
- la durée de vie du capteur
- la qualité du transfert thermique
- le temps de réponse
Étape 5 : adapter la connexion électrique
L’interface avec le système de mesure est essentielle pour garantir la qualité du signal.
- type de câblage : 2, 3 ou 4 fils
- longueur de câble : impact direct sur la précision
- blindage : réduction des perturbations électromagnétiques
- connectique : fils, connecteurs, borniers
Dans certains cas, l’ajout d’un transmetteur (sortie 4–20 mA) permet de fiabiliser la mesure sur de longues distances.
Évaluation, tests et validation.
Enfin le coût de la solution est à considéré.
- Prix de la sonde : Pt100 < Pt1000 ; inox standard < Hastelloy.
- Coûts cachés : Maintenance, remplacement, arrêts de production.
Procédez à des tests en condition réelle pour confirmer la précision et la robustesse avec une phase de prototypage. Parallèlement, vérifiez les points les fondamentaux :
- La sonde couvre-t-elle toute la plage de température ?
- La précision est-elle maintenue avec l’instrumentation existante ?
- Le montage résiste-t-il aux contraintes environnementales ?
Exemple concret
Application : mesure de température dans un réacteur chimique (150°C, milieu acide, précision ±0,3°C).
- Choix :
- Pt100 Classe B (précision suffisante).
- Gaine Hastelloy (résistance aux acides).
- Montage 3 fils (compensation des câbles).
- Tête avec transmetteur 4–20 mA (intégration facile).
- Fixation par bride (étanchéité et robustesse).
Erreurs à éviter dans le choix de a sonde
- Sous-estimer l’environnement : gaine en inox standard dans un milieu acide = corrosion rapide.
- Négliger la longueur des câbles : montage 2 fils sur 50 m = erreurs de mesure.
- Oublier la compatibilité : sonde PT1000 avec un instrument conçu pour PT100 = signal incompris.
Pour plus de détails sur les sondes RTD et le choix de câblage, nous avons une page dédiée que vous pouvez étudier ici est également sur le fichier ci-dessous que vous pouvez télécharger :
Vous pouvez aussi consulter la page de du fabricant VARIOHM sur comment fonctionnent les sondes RTD
Avantages des sondes RTD
Les sondes RTD se distinguent par leur capacité à offrir une mesure précise et répétable, même sur de longues périodes et dans des conditions difficiles.
- excellente stabilité dans le temps
- faible dérive
- bonne linéarité
- large plage de température
- robustesse mécanique
Elles sont particulièrement adaptées aux applications critiques nécessitant une mesure fiable et stable.
Notre gamme de sondes PT100 / PT1000 :
| Nom du modèle | Plage de température | Type de montage | Nombre de fils | Boîtier / Matériau / Protection | Temps de réponse | Type de sonde précision / stabilité | Applications |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| ETP-RT-PT | -40°C à +250°C | Montage vissé (M4, M5, M6, M8) | 2 | Inox 316, isolation PTFE | PT100 Class A/B, PT1000 Class A/B | Equipement industriel, alimentations, calibration, HVAC, Domotique, Ordinateurs, … | |
| ETP-TP-SS-PT | -40°C à +125°C | Tubulaire, immersion | 2 | Inox 316, IP67 | Env 25sec | PT100 Class A/B, PT1000 Class A/B | Laboratoires, HVAC, Energies, systèmes de chauffage / clim, … |
| ETP-BC-PT | -40°C à +150°C | Fileté (M6, 1/8NPT) | 4 | Inox 316 | PT1000 Class A | Automobile | |
| ETP-AM-SP-100-PT | -55°C à +180°C (230°C court terme) | Connecteur ou câble | 4 | Inox 316 | Env 7 sec | PT100 Class B, PT1000 Class A | Sport automobile, machines industrielles, tests, contrôles, instrumentation. Environnement poussiéreux et humide |
| ETP-AM-SP-ASL-PT | -55°C à +170°C (230°C court terme) | Connecteur ASL | 4 | Inox 316 | Env 7 sec | PT100 Class B, PT1000 Class A | Sport automobile, machines industrielles, tests, contrôles, instrumentation. Environnement poussiéreux, humide, et gazeux |
| ETP-MO-SP | -40°C à +230°C | Câble blindé | 2 | Inox 316, câble résistant huile/carburant | PT1000 Class A | Sports mécaniques | |
| ETP-SP-PT | -40°C à +250°C | Montage vissé (M4, M5, M6, M8) | 2 | Inox, isolation PFA | PT100 Class A/B, PT1000 Class A/B | Laboratoires, HVAC, Energies, systèmes de refroidissement, process industriels… | |
| ERTD-PT | -70°C à +500°C | Intégration sur circuit | 2 | Platine, sans boîtier (pour environnements secs) | PT100, 500 & 1000 Class A, B, 2B, 1/3B, 1/10B | automobile, électroménager, CVC, gestion de l’énergie, médical et industriel. | |
| ERTD-C | -196°C à +150°C | Intégration sur circuit | 2 | Platine ou nickel | PT1000 Class B | Laboratoires, HVAC, médical | |
| ERTD2 | -200°C à +300°C | Intégration sur circuit | 2 | Film platine. Sans boîtier (environnements secs uniquement) | PT100 Class A/B, PT1000 Class A/B | automobile, électroménager, CVC, gestion de l’énergie, médical et industriel. | |
| LTP-BC-PT | -55°C à +230°C | Fileté 1/8NPT | 4 | Inox 316 | PT1000 Class A | Automobile | |
| LTS1 | -50°C à +150°C | Intégration sur circuit (sec) | 2 | Film platine, Sans boîtier (environnements secs uniquement) Résine PU, fils AWG28 isolés PTFE | Entre 3 et 9 sec | PT100 Class A/B, PT1000 Class A/B | automobile, électroménager, CVC, gestion de l’énergie, médical et industriel. |
Les classes A et B correspondent aux tolérances définies par la norme DIN EN 60751
Et découvrez ici notre gamme de sondes PT100 et PT1000 plus en détail et trouvez la solution la plus adaptée à votre projet.
Des adaptations peuvent être envisagées pour s’adapter exactement à votre application, mais des minimums de quantité sont requis. C’est le cas notamment pour des câblage spéciaux, l’ajout de connecteurs, d’un blindage particulier, etc…
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